Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Face à des consommateurs aux attentes évolutives et à la montée des risques réglementaires, le géant des boissons mise sur l'innovation et le numérique pour continuer à s'imposer.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Le titre s'est redressé depuis le début d'année et affiche une prime par rapport au secteur, justifiée par des performances elles aussi supérieures et un positionnement qui devrait lui permettre de s'adapter à l'environnement changeant. Nous sommes acheteurs pour viser 95 dollars.
Cette année est celle des 140 ans de Coca-Cola, l'occasion de « célébrer une gamme de boissons moderne et en constante évolution ». Le géant d'Atlanta vend 2,2 milliards de boissons chaque jour, gazeuses mais aussi pour sportifs, laits protéinés, jus de fruits, cafés ou thés. Il détient environ 170 marques, dont 32 génèrent plus de 1 milliard de dollars de chiffre d'affaires et cinq d'entre elles captent 39% du marché des boissons gazeuses (hors domicile, en valeur), selon Bloomberg Intelligence. Depuis 2017, ses revenus ont crû de 7% en moyenne par an et son bénéfice par action est passé de 1,92 à 3 dollars en 2025.
Pour aller plus loin encore, la firme, machine de guerre marketing, s'est convertie au numérique « afin d'attirer la prochaine génération de consommateurs et d'assurer une croissance à long terme ». Les deux tiers de ses 5 milliards de dollars de budget publicitaire annuel sont déjà sur le numérique et, de fait, le groupe aussi est le roi pour coller aux événements et aux envies du moment : boisson premium Superfan aux couleurs de la Premier League au Royaume-Uni, mini-canettes spécifiques à chaque Etat américain pour les 250 ans du pays, Sprite Lemon Mint pour le ramadan au Moyen-Orient ou Sprite+ thé (pour ceux qui trempent des sachets de thé dans leur Sprite). C'est un atout face à des consommateurs changeants et inquiets pour leur santé.
Le zéro zéro
La démarche est la même en ce qui concerne le sucre, avec la gamme des Zero Sugar et Diet. Coca-Cola innove aussi comme avec Simply Pop, un soda à base de jus de fruits boosté aux probiotiques, ou remplace le sirop de maïs par du sucre de canne (aussi pour plaire au président américain). Et quand le pouvoir d'achat baisse, les canettes et les packs se font mini, une révolution aux Etats-Unis depuis le début de l'année. Cela fonctionne : les ventes de Coca-Cola Zero Sugar ont crû de 13% au premier trimestre dans toutes les zones géographiques et celles du Diet Coke/Coca-Cola Light, de 6%. Le groupe gagne des parts de marché et les investisseurs ont été surpris par la croissance organique de son chiffre d'affaires (12,5 milliards) de 10% au premier trimestre, sa meilleure performance en quinze mois, qui s'est appuyée sur une hausse de 8% des ventes de concentrés, de 2% de l'effet prix/mix et de 3%.
Le résultat d'exploitation de 4,3 milliards a progressé de 12% avec un taux de marge passé de 33,8% à 34,5%. Le bénéfice par action a avancé de 18% et le groupe a dégagé 2 milliards de dollars de cash-flow. Les objectifs d'une croissance organique des revenus de 4% à 5% et d'une hausse des bénéfices par action de 8% à 9% ont été confirmés. Ces performances ont été saluées par les investisseurs. Reste à prolonger l'embellie.